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La Gabelle

Le 8 mars 1750, Jacques-Philippe BRÉANT (1710-1772) – receveur des gabelles de Bernay depuis 1736 – obtient une portion des anciens fossés de la ville en échange de l’achat de deux pompes à incendie pour la valeur de 1 200 livres.

Sur son terrain de 109 toises, Jacques-Philippe Bréant érige l’hôtel particulier que l’on voit encore aujourd’hui et établit le grenier à sel dans les communs encadrant la cour d’honneur.

Le site a donc été construit comme lieu de résidence du receveur de l’impôt sur le sel, tandis que les dépendances servaient d’entrepôt pour le sel, où la population devait venir l’acheter, taxé.

En 1799, Jacques-Philippe BRÉANT vend l’hôtel de la Gabelle à M. THULOUP, président du Tribunal Civil de Bernay, qui lui-même la vendra en 1825 à la famille PESNEL (Gratien et Robert) et ses héritiers (Marie Berthe HOREVITZ née GONORD). En 1944, cette dernière le vend à Camille MASSELIN, aviculteur.

C’est en juin 1957 que la Ville de Bernay fait l’acquisition de l’hôtel de la Gabelle, ses dépendances et jardins, pour un projet de modernisation du quartier mené par le maire Gustave Héon. Menacé de destruction, l’édifice fait l’objet de plusieurs articles dans la presse (L’Eveil de Bernay des 11 et 18 octobre 1963), mobilisant le public qui obtient ainsi son sauvetage et sa protection au titre des Monuments Historiques (ISMH 1964), la porte monumentale faisait l’objet d’une inscription depuis 1928.

L’hôtel de la Gabelle, après des travaux de restauration dans les années 70, est plus tard investi par l’école de musique jusqu’en 2010 ; quant aux dépendances, elles accueillent des bureaux et des pièces de stockage. L’hôtel en lui-même est aujourd’hui inoccupé.