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Petite histoire du musée

Le musée de Bernay est l’image, presque l’archétype, des musées de Province conçus au 19e siècle : encyclopédiques et didactiques, mêlant les collections Beaux-Arts, les Antiquités, les Sciences et l’Histoire naturelle.

L’idée d’un musée à Bernay va germer dans les esprits dès le début du 19e siècle, et s’accentuer suite à plusieurs découvertes archéologiques qui seront achetées et transférées à Paris : le Cabinet des médailles achète le trésor de Berthouville découvert de 1830, et le musée de Cluny à Paris et celui de Saint-Germain-en-Laye acquièrent une crosse en bronze doré d’un abbé de Bernay découverte dans l’abbatiale en 1858.

Alphonse Assegond, dans une lettre datée du 19 mai 1865, propose de céder sa collection de faïences à la ville de Bernay, à condition de devenir le premier conservateur du musée. Sa proposition est acceptée le 5 mai 1866.

Le musée des Beaux-Arts de Bernay était né. Deux salles du rez-de-chaussée de l’hôtel de ville sont alors aménagées. L’inauguration et l’ouverture au public ont lieu en 1868.

La qualité de la collection Assegond encourage plusieurs collectionneurs à suivre la même voie et l’Etat lui-même dépose à Bernay un ensemble de céramiques étrusques de la collection Campana, ainsi que des peintures italiennes et françaises conservés au Louvre.

En 1887, l’important legs Lobrot impose un nouveau lieu pour le musée. L’étage de l’ancien logis abbatial est acquis par la ville et les travaux sont confiés à une personnalité en vue : Pierre-Victorien Lottin de Laval. Cet érudit, archéologue, eut son heure de gloire lors des grandes campagnes de fouilles en Egypte et dans le Sinaï. Il imagine alors faire de Bernay une « Florence normande » et commence son projet par le musée.

En 1891, il conçoit un palais où le blanc des arcades, placées en enfilade, apporte rythme et harmonie au brun-rouge qui orne les murs. Dans le Salon Carré, qu’il veut à l’image de celui du Louvre, il imagine une corniche en trompe l’œil d’inspiration gréco-romaine et reprend le principe de l’éclairage zénithal. Dans les années 1930, de nouvelles salles sont aménagées au rez-de-chaussée de l’établissement pour accueillir de nouveaux legs. L’ensemble du logis abbatial est ainsi dévolu au musée.

Dès la fin du 19e siècle et tout au long du 20e siècle, le musée garde un lien très étroit avec la ville. Les érudits locaux cherchent par leurs dons à soutenir le musée : Lottin de Laval offre ses lottinoplasties rapportées de ses missions en Mésopotamie et en Egypte ; Ernest Veuclin donne plusieurs objets en lien avec les confréries de charité, tradition très ancrées en Normandie ; des familles d’industriels, tels que Dhiry-Schneider remettent au musée quelques témoins de l’industrie du ruban dont l’histoire s’achève à Bernay avec la fermeture de la dernière rubanerie en 1962… Enfin, plusieurs artistes, tels que François Ecalard, Louis Valtat et André Mare font don d’une partie de leurs œuvres.

Les collections du musée ne cessent de s’enrichir, notamment en 2005 avec le don de 1050 œuvres du fonds d’atelier de l’artiste Henri de Maistre (1891-1953) qui fut élève de Maurice Denis et directeur des Ateliers d’Art Sacré de 1926 à leur fermeture en 1947.

Informations pratiques

Musée des Beaux-Arts
Rue Gambetta, Bernay
Entrée par le jardin public
Tel. 02 32 46 63 23
E-mail : musee@bernay27.fr

Ouverture du Musée des Beaux-Arts
Du 2 mai au 29 septembre
Du mardi au dimanche
de 14h à 18h

Tarifs
Musée des Beaux-Arts